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Hyping up a new artist or getting the media excited about the latest blockbuster are certainly ways to leverage public relations in the arts and entertainment sector. Although we bring value in these situations, it’s only scratching the surface of how PR can help organizations in this sector reach their objectives—beyond promotional activities.

Leslie Molko, Director and Sector Lead, Arts, Culture and Entertainment at our Montreal office, outlines four areas where PR can bring added value to cultural organizations. (The article is in French.)

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Quand on pense « relations publiques » pour le secteur de la culture, on pense tout naturellement aux activités promotionnelles dont l’objectif est de faire connaître un artiste, attirer les foules à un événement ou vanter la contribution des artisans d’ici dans le dernier film à succès.

Relations médias et campagnes sur les médias sociaux ou auprès des influenceurs sont autant d’actions qui méritent d’être réalisées avec talent et professionnalisme, mais qui ne représentent qu’une petite partie de ce que les relations publiques peuvent faire pour les organisations dans ce secteur.

Voici quatre grands champs d’intervention où les experts en relations publiques offrent une valeur ajoutée distinctive.

Sensibiliser les décideurs et le grand public

Si vous voulez agrandir, rénover ou protéger un lieu emblématique, assurer la pérennité d’un financement ou mobiliser la communauté pour réaliser un projet exceptionnel, vous avez besoin des relations publiques plus que vous ne le pensez, et bien avant d’en parler sur la place publique.

Choisir votre stratégie, connaître vos alliés (et éventuellement vos opposants), déterminer la séquence entre approches privées et mobilisation publique, définir les meilleures tactiques pour déployer votre campagne, tout ça se prépare en amont.

Certaines organisations pensent que le seul fait d’avoir une vedette parmi ses alliés suffit pour réussir. Mais ce n’est pas si simple. Vous avez un porte-parole connu? Parfait – il faut l’utiliser comme un levier dans une campagne pensée et planifiée pour réussir. Vous n’en avez pas ? Rien n’est perdu; il y a d’autres chemins.

Dialoguer avec les parties prenantes

En architecture comme dans l’organisation de grands événements, l’occupation du territoire vient avec ses représentants locaux, des voisins plus ou moins conciliants, des commerçants, des entreprises ou des promoteurs. Et ces groupes sont de plus en plus organisés pour faire valoir leur point de vue.

Chaque organisme a la responsabilité de mettre en place des dispositifs de dialogue constructif avec l’ensemble de ses parties prenantes. Pour les écouter, comprendre leurs préoccupations, faire valoir les siennes et trouver un terrain d’entente, ou au moins une façon de composer avec les insatisfactions des uns et des autres. Voire, qui sait, obtenir des appuis pour le jour où l’on en aura besoin.

Être convaincu de la valeur fondamentale de votre projet n’est pas suffisant pour imposer votre approche. Pas en 2019.

Échanger avec les pouvoirs publics

Bien sûr, quand on pense à la relation entre les organisations culturelles et les pouvoirs publics, on pense d’abord aux demandes de subventions. La réalité est bien plus diverse.

En 2016, le gouvernement du Québec a annoncé le renouvellement de la politique culturelle commençant par un exercice de consultation qui a duré deux ans et invitant à une large participation des acteurs du milieu. Cette démarche a démontré l’importance pour les organisations de comprendre le fonctionnement de la machine gouvernementale. Certains ont eu une véritable influence, plusieurs se sont coordonnés, et d’autres ont été pratiquement invisibles. Pour obtenir des gains ou protéger des acquis, il faut savoir établir une communication constructive, éviter les maladresses ou les erreurs « diplomatiques » et formuler ses demandes dans une forme adaptée à l’analyse que les équipes gouvernementales vont en faire.

Et cela vaut à tous les paliers de gouvernement; que l’on parle du mandat du CRTC ou de Radio-Canada au fédéral, du statut de l’artiste ou des crédits d’impôt au provincial, ou encore d’occupation de l’espace public, de la gestion du bruit ou de la sécurité au municipal.

Prévenir et gérer les crises (et les controverses)

Le secteur des arts, de la culture et du divertissement évolue sous l’œil attentif constant des médias et du public – c’est dans sa nature. Si ce contexte facilite la promotion des activités, cela augmente le risque d’amplification des controverses, particulièrement dans une période qui se caractérise par la polarisation des opinions.

C’est un sujet d’autant plus complexe qu’une création, voire l’artiste lui-même, peut être mise en cause dans une situation très émotive qui peut rapidement tourner à la polémique. C’est arrivé et cela arrivera encore, écorchant au passage des organisations qui ne sont pas équipées pour faire face à ces situations hautement sensibles.

Si l’on ne peut pas tout prévoir, on peut établir des principes et des protocoles qui permettent de gérer ces situations et d’en atténuer les effets négatifs. Cette démarche de prévention et de formation est particulièrement pertinente pour outiller des organisations qui comptent souvent des bénévoles parmi leurs administrateurs et leurs équipes, et pour lesquelles la rapidité de réaction devient un enjeu critique.

Il n’est jamais trop tard pour bien faire. Demandez-vous dès maintenant comment les relations publiques peuvent vous aider.

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Written by Robert Lupien | Julien Baudry

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