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In the mind of a Minister of Finance

In the mind of a Minister of Finance

After a year of pandemic, the content and tone of the next Quebec budget are intriguing.

Drawing on its extensive experience and knowledge of the political environment, NATIONAL's Quebec City office offered an insightful analysis of the economic and political context and considerations guiding and influencing the drafting of Quebec's 2021 budget in a webinar on March 17.

(The content is in French).

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Après une année de pandémie, le contenu et le ton du prochain budget du Québec intriguent. Plusieurs aimeraient bien être dans la tête du ministre des Finances pour savoir ce qui s’y trame.

Mettant à profit sa vaste expérience et sa connaissance du milieu, l’équipe du bureau de NATIONAL à Québec a proposé, le 17 mars dernier, sous forme de webinaire, une analyse éclairée du contexte et des considérations économiques et politiques qui guident et influencent la rédaction du budget 2021 du Québec.

Cliquez sur l'image ci-dessous pour visionner le webinaire.

Une trame de fond inhabituelle

Chaque gouvernement, chaque ministre des Finances, tient à apposer sa marque à un budget. Malheureusement pour le ministre Eric Girard, ce n’est pas la marque caquiste que l’on retrouvera en filigrane du budget, mais bien la pandémie qui s’imposera.

NATIONAL estime qu’il n’y aura pas de place pour les surprises dans ce budget. En plus des contraintes fixées par la pandémie, le gouvernement s’en est lui-même ajoutées en promettant de ne pas hausser les impôts et de ne pas couper dans les services. Pour se remettre sur le chemin de l’équilibre budgétaire, le gouvernement misera plutôt sur les mesures de stimulation de l’économie.

Le secteur privé et les investissements étrangers seront au cœur de la relance. Par exemple, Investissement Québec et les délégations du Québec à l’étranger ont été remaniés de fond en comble pour devenir des outils d’attraction et de facilitation des investissements étrangers.

Un hors-d’œuvre en attendant l’automne

Notre équipe a aussi la conviction que le prochain budget sera un budget de transition où l’on tournera la page sur un chapitre tragique qui se terminera cet été, avec un pied sur l’accélérateur de la relance à l’automne.

L’économie montre des signes de reprise encourageants, mais tant que la vaccination ne permettra pas un retour à la normale pour la majorité de la population et des entreprises, le gouvernement doit faire preuve d’une extrême prudence. Certains secteurs prometteurs pour la relance pourraient être ciblés dans le prochain budget. On pense entre autres aux secteurs de l’aérospatial, du transport terrestre, des forêts, des sciences de la vie et des exportations. Il y a fort à parier que les grandes mesures attendront toutefois à l’automne à l’occasion d’un éventuel discours inaugural.

Une modification à la Loi sur la dette et un arrêt des versements au Fonds des générations pourraient même être considérés. Les marges de manœuvre du gouvernement sont restreintes et ce sera certainement une solution à envisager s’il veut réussir cette relance.

Cap sur la « nouvelle économie »

À un peu plus de deux ans des prochaines élections, le gouvernement caquiste aimerait bien pouvoir retourner à la gestion quotidienne des affaires de l’État et à son programme politique. Comme ce n’est pas possible pour l’instant, notre prédiction est que le gouvernement voudra se montrer à l’écoute des préoccupations un peu plus immédiates de la société.

Comme le gouvernement actuel est très réactif aux sujets qui font l’actualité, on peut s’attendre à ce que le budget contienne des mesures touchant les enjeux autochtones, le racisme, l’exploitation sexuelle des mineures, et la santé mentale. Par contre, il est beaucoup moins probable qu’il fasse des cadeaux démesurés ou qu’il annonce des mesures flamboyantes. Le mot d’ordre sera la prudence.

Néanmoins, le gouvernement a une occasion en or de se positionner en vue des prochaines élections. On sent une volonté de tirer avantage de la situation pandémique en saisissant l’opportunité que représente la mise en place d’une « nouvelle économie ». Cela correspond parfaitement à l’ADN de la CAQ et à la motivation de François Legault de revenir en politique avec l’objectif de rétrécir l’écart de richesse avec l’Ontario. En quelque sorte, c’est comme si le gouvernement avait trouvé son « nouveau projet politique ».