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Government Relations serving the Quebec economy

As a young economist in the early 80’s, Yvan Loubier dreamed of contributing to Quebec’s economic development. He was far from thinking that he would spend a big part of his career in the House of Commons in Ottawa and working for a public relations firm. After 11 years with NATIONAL, he’s really proud to be contributing to the growth of the province, working on dozens of diverse investment projects from mining to energy and from finance to new technologies, showcasing the vibrant cast of entrepreneurs the province has to offer. His role as a government relations expert is to translate the project into terms that all stakeholders can understand, outline is financial and environmental parameters, and to help navigate the complex approval processes so that the project receives the consideration it needs to succeed. (The blog is in French.)

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Comme jeune économiste au début des années 80, je caressais une ambition particulière soit celle de contribuer au développement économique du Québec. J’étais loin de m’imaginer toutefois qu’une partie de ma carrière se passerait en politique et encore moins qu’une autre me ferait évoluer dans un cabinet de relations publiques. Et pourtant, j’y suis depuis plus de 11 ans, je siffle en travaillant et je n’ai jamais eu autant le sentiment de soutenir véritablement le développement économique du Québec que depuis ma première journée dans ce cabinet.

Bien sûr, mon expérience politique m’a aidé à comprendre tous les rouages de l’administration publique à Québec et à Ottawa, tout en me constituant un réseau fort utile durant toutes ces années. L’utilité de cette expérience, je la ressens de façon particulière lorsque nous élaborons un plan de relations gouvernementales pour des projets d’investissement d’entreprises évoluant dans les secteurs industriel, technologique, énergétique et dans celui des ressources naturelles. La cartographie des intervenants gouvernementaux susceptibles d’aider à la réalisation du projet est efficace et épurée de tout élément de distraction dans l’avancement du dossier.

Je ressens également l’utilité de cette expérience lorsque vient le temps de réfléchir à une stratégie d’approche ou lorsque quelquefois nous devons adopter un mouvement de repli afin de mieux redéployer notre approche auprès des acteurs gouvernementaux. Un repli n’est jamais un échec en politique ni en relations gouvernementales, c’est un art stratégique à cultiver. C’est un temps d’arrêt et de réflexion afin de revenir en force et atteindre nos objectifs.

Connaître et cibler les bons intervenants dans un dossier est certes une condition essentielle, mais elle est insuffisante pour gagner. Il faut aussi savoir présenter son projet de façon à ce que tous les intervenants le comprennent, qu’ils en évaluent les mérites et qu’ils en apprécient correctement l’argumentaire. Et c’est là qu’intervient mon expertise. Nous sommes régulièrement confrontés à des projets extraordinaires mais complexes à la fois sur le plan technique et financier. Des projets d’une complexité telle, que bien souvent, les promoteurs sont les seuls à les comprendre. Mon rôle est de rendre un projet accessible à tous, d’en décliner les principaux paramètres financiers, de mettre en évidence les avantages économiques de l’investissement, ses retombées fiscales et en terme d’emplois de même que ses bénéfices sur le plan environnemental. Il est également de ma responsabilité de raffiner l’argumentaire autour du projet afin de mettre en évidence la concordance entre celui-ci et les politiques ou orientations gouvernementales, et même de suggérer le recours à des programmes gouvernementaux afin d’en compléter le montage financier.

Tout cela se fait bien sûr en étroite collaboration avec le promoteur du projet et son équipe.

Dans tout projet, les promoteurs, souvent idéateurs d’idées exceptionnelles, sont les seuls maîtres à bord et c’est d’abord sur eux que repose la réussite. Mais ils ont besoin d’un gouvernail pour naviguer au sein de l’appareil gouvernemental et satisfaire aux exigences de ses décideurs.

Depuis 11 ans, j’ai participé à la réalisation de dizaines de projets d’investissements visant la modernisation des entreprises, l’introduction de nouvelles technologies, l’agrandissement des capacités de production ou la construction de nouvelles installations dans des secteurs variés, allant de l’infonuagique à l’exploitation minière et forestière dans les territoires du Plan nord, en passant par les finances, la transformation et l’énergie. J’ai côtoyé et accompagné leurs initiateurs, souvent pendant plusieurs mois, quelquefois plus d’une année, avant que ne se réalisent leurs investissements.

À toutes les fois, j’ai pu faire les mêmes constats.

D’abord, nous avons une classe entrepreneuriale de haut niveau et déterminée au Québec. J’en suis le témoin privilégié. Et on ne soulignera jamais assez sa contribution exceptionnelle au développement du Québec.

Nous avons par ailleurs des serviteurs de l’État québécois, hauts fonctionnaires et professionnels, de très grande compétence, à l’affût des projets susceptibles de faire avancer le Québec, toujours en mode solution dans le respect des contingences gouvernementales et des contribuables. Eux aussi sont des acteurs d’exception qui doivent avoir toute notre reconnaissance.