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A different perspective on energy, environment and human development

|July 17, 2017
Written by

Ariane M. Gauthier

Energy issues raise fundamental questions about the development of our societies, access to a source of energy being a determining factor in our quality of life. The trade-off between economic and environmental considerations and the associated communications has created two classes: “clean energy” and “polluting energy”. Ariane M. Gauthier, Senior Consultant at NATIONAL’s Montreal office, explains why this Manichean way of conceiving the problem has a direct influence on the public debate and tends to oppose the different stakeholders. The environmental challenges linked to growing energy needs around the world are important, and progress from all walks of life is another step towards a successful and sustainable energy transition. (Blog posting is in French.)

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Les enjeux énergétiques soulèvent des questions fondamentales quant au développement de nos sociétés, l’accès à une source d’énergie étant un élément déterminant de la qualité de vie des êtres humains. L’arbitrage entre les considérations économiques et environnementales ainsi que la communication qui lui est associée a eu pour effet de créer deux classes : les énergies dites « vertes » et les énergies qualifiées de « polluantes ».

Cette façon manichéenne de concevoir le problème a une influence directe sur les débats publics et sert en quelque sorte de grille d’analyse pour juger du mérite d’un projet. Cette conception tend à opposer les différentes parties prenantes et débouche généralement sur un choix entre l’économie et l’environnement.

Ce contexte laisse très peu de marge de manœuvre, de part et d’autre, pour trouver des intérêts communs, bâtir des relations de confiance et travailler en collaboration. En limitant ainsi le partage de connaissances et la créativité, cette logique pourrait éventuellement freiner la transition énergétique que nous mettons tant d’efforts et d’argent à promouvoir, comme en témoignent le dévoilement du premier plan d’action de la Politique énergétique 2030 du Québec ou encore l’engagement de la France à cesser la production de voitures propulsées au pétrole ou au diésel en 2040.

La perspective du regretté Pr Dennis Anderson, fondateur du Centre of Energy Policy and Technology (Imperial College, London) et contributeur au Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), pourrait s’avérer un point de repère utile pour redéfinir les termes de la discussion de façon à faire émerger d’autres solutions créatives pour l’énergie du futur.

Pour Anderson, l’énergie en soi n’est pas une source de pollution, que celle-ci provienne d’un combustible fossile, d’une réaction nucléaire ou chimique, ou encore d’un mouvement provoqué par l’air ou l’eau. En réalité, c’est la production et l’utilisation de cette énergie qui ont un impact pour l’environnement, explique-t-il dans un document de recherche du PNUD auquel il a contribué.

Cette distinction n’est pas que rhétorique. Elle invite à repenser la production et l’usage de l’ensemble des énergies à notre disposition.

Cela permet évidemment de poursuivre les efforts actuels pour rendre abordables, rentables et accessibles des sources d’énergie dont la production et l’usage génèrent moins d’impact pour l’environnement (éolienne, géothermie, solaire, etc.). Les progrès en ce sens sont d’ailleurs appréciables. Les panneaux solaires sont désormais beaucoup moins chers ce qui permet d’en démocratiser l’utilisation. Le coût de l’énergie éolienne devient de plus en plus compétitif. Des voitures électriques sont maintenant accessibles pour moins de 40 000 $.

Mais il y a plus. Quand on considère que l’énergie n’est pas polluante en tant que telle, cette perspective ouvre aussi la voie pour les innovations qui vont diminuer l’impact environnemental de la production et l’usage de sources d’énergie actuellement abordables, rentables et accessibles (pétrole, gaz naturel, nucléaire, etc.). Certes moins connus, les progrès en ce sens sont tout de même concrets. Depuis 1990, les voitures consomment en moyenne 30 % moins d’essence pour parcourir la même distance. Il est aujourd’hui possible de recycler le CO2 dans les usines de béton et de le séquestrer de façon permanente dans le béton produit. La quantité de GES émise pour la production d’un baril de pétrole issu des sables bitumineux a diminué de 31 % par rapport à 1900.

En somme, les défis environnementaux liés aux besoins énergétiques croissants à travers le monde sont importants. Les progrès venant de tous les horizons constituent un pas de plus vers une transition énergétique réussie et soutenable.

——— Written by Ariane M. Gauthier, former Senior Consultant, NATIONAL Public Relations

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