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Talking balance and imbalance at the Women’s Leadership Program

April 10, 2018

The Quebec City Chamber of Commerce’s Women’s Leadership Program participants assembled for a bootcamp a few weeks ago, covering issues from money, mistakes to avoid and agile business models to objective setting and the need to find balance. Joëlle Boutin, Consultant at NATIONAL, shares the highlights of the day, including lessons learned from the dynamic businesswoman Geneviève Babin on how to stay focused on her career objectives without losing sight of priorities. (Blog posting is in French.)

Il y a quelques semaines, j’ai eu la chance d’assister au bootcamp du programme Leadership au féminin de la Chambre de commerce et d’industrie de Québec, présenté par la Banque Nationale. Diane Déry et Sophie Paquette étaient d’ailleurs les ambassadrices de cet événement. Questionnées sur la raison de leur engagement et l’importance d’une telle journée, Diane et Sophie mentionnaient sans équivoque l’importance de passer une journée ensemble afin de créer des liens, et de réfléchir sur des thèmes propres au monde des affaires :

On les pousse à faire une multitude d’activités, et à échanger sur divers thèmes comme la connectivité des gens, leur proposition de valeur, les erreurs à éviter, l’importance de s’impliquer et de participer. On veut les amener ailleurs, qu’elles s’ouvrent et qu’elles osent sortir de leur zone de confort et prendre des risques.

L’ambiance était magique, inspirante et authentique. Visiblement, au sein du groupe, des liens durables semblent se créer au fil des mois, depuis le lancement du programme en novembre dernier, alors que les participantes développent à la fois de nouvelles compétences et de nouveaux liens d’affaires, tout en aiguisant leur instinct de leader.

Plusieurs sujets passionnants ont été abordés lors de cette journée de formation, d’ateliers et même de yoga (Yoga Fitness), par des experts de l’École d’Entrepreneurship de Beauce, de la Banque Nationale et de SAGE Mentorat d’affaires. Les femmes ont pu échanger sur le sujet de l’argent, sur les erreurs à éviter, sur les modèles d’affaires agiles, sur l’importance des objectifs et de trouver un équilibre.

Or, la conférence qui m’a le plus accrochée demeure, celle de Geneviève Babin, sur le thème « Cap sur ses objectifs sans perdre de vue ses priorités de vie ». Cette intrapreneure du cabinet PricewaterhouseCoopers (PwC) de Québec est devenue entrepreneure lorsqu’elle a décidé d’acheter avec un associé, en 2011, le Groupe Renaud, spécialiste des programmes de santé et de mieux-être au travail. Elle l’a ensuite rebaptisé Groupe ProSanté, avant de revendre à l’entreprise Morneau Shepell. Le tout, en fondant une famille, en surmontant le deuil de son père et en devant prendre une charge de travail supplémentaire suite à l’absence de quelques mois de son associé, frappé par le cancer. Intense vous dites?

Voici un aperçu de ce que nous avons appris de la conférence de cette très dynamique femme d’affaires:

D’emblée, Geneviève nous partage son rêve de jeunesse, celui qu’elle a fait chaque fois qu’elle soufflait des bougies d’anniversaire : « Je veux être heureuse toute ma vie ». Bien que ce rêve semble naïf et simpliste, il devrait être le fondement de toute vie. Guidée par ce rêve, elle a donc fait des choix professionnels qui l’ont amenée chez PwC. Elle y était très heureuse, jusqu’au jour où elle assiste à une conférence marquante de Dominique Brown où celui-ci évoque l’importance des rêves et des objectifs de vie. Comme une étincelle dans sa vie, cette conférence la pousse à un prendre un moment de réflexion :

Je me suis arrêtée pour me demander qu’est-ce que j’aimerais avoir accompli avant de mourir.

C’est à ce moment de sa vie, alors qu’elle côtoyait beaucoup d’entrepreneurs, qu’elle prend la décision de devenir entrepreneure dans un horizon de cinq ans. Son objectif est clair : acheter une entreprise. Il ne fallait que l’occasion.

Le 1er avril 2011, elle rachète donc le Groupe Renaud. Le lendemain, elle apprend qu’elle est enceinte. S’ensuit une aventure stimulante et à ses dires « un peu rock and roll » où elle doit conjuguer vie familiale et développement de son entreprise. La vie lui apporte également son lot de défis (décès de son père, cancer de son associé, grande fatigue, deuxième enfant), qui la forcent à remettre un peu d’équilibre dans sa vie. C’est à ce moment qu’elle réalise que parfois il faut savoir ralentir et intégrer des « facteurs de protection » : sommeil, saine hygiène de vie, nourriture, exercice. À ce moment-là ces deux objectifs principaux sont de devenir une meilleure gestionnaire et d’avoir un meilleur équilibre de vie.

Quelques années plus tard, alors qu’elle réfléchissait à se départir de ses actions, Geneviève doit faire face à une clause « shot gun » invoquée par son associé. Courageuse, elle tente le tout pour le tout : elle veut le racheter. Elle a 30 jours pour trouver du financement. C’est au bout de 28 jours intenses, meublés par des périodes de doute et de stress, qu’elle y arrive. Fière et heureuse d’avoir osé ce choix, elle rallie l’équipe autour de sa décision.

Geneviève Babin, avec son énergie authentique et contagieuse, nous a également partagé quelques leçons de sagesses, qu’elle a apprises en chemin. Les voici en ses propres mots :

  • « C’est important de se fixer des objectifs et de ne pas y renoncer. Sinon on va être déçu!
  • Mon ambition a toujours été mon objectif, mais pas l’argent.
  • Je préférerais faire faillite en essayant, que de faire de l’argent comme une « looser » (en étant malhonnête avec les autres).
  • Il faut croire en nous. Nous nous mettons nos propres barrières.
  • En bout de ligne on peut réussir ou échouer, mais on ne regrettera pas d’avoir essayé. Il faut être prêt à vivre avec le «worst case scénario».
  • J’adore cette citation : «ils l’ont fait parce qu’ils ne savaient pas que c’était impossible».
  • Et celle-ci : « le bonheur, c’est comme le sucre à la crème, si tu en veux, tu t’en fais ».
  • C’est important de définir ses priorités : la santé, la famille, les amis, etc.
  • Prenons des risques et déployons notre pleine ambition.
  • Il faut savoir s’entourer de gens qui nous complètent et aller chercher de l’aide lorsque nécessaire (coach, mentorat). »

Nul doute que la Chambre de commerce et d’industrie de Québec a misé juste avec sa journée de formation à l’image de ses participantes et conférencières : dynamique, authentique et instructive. Je parie que plusieurs d’entre vous voudront mettre en pratique ces leçons pour leader en devenir, des leçons qui nous donnent le goût de se donner des objectifs et de foncer intelligemment vers ses rêves !