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En route vers la victoire : Bloc québécois

En route vers la victoire : Bloc québécois
Rédigé par
Tiéoulé Traoré

Tiéoulé Traoré

Au cours des 16 derniers mois, le Bloc s'est surtout penché sur deux dossiers. Il s'est fait le champion de l'augmentation inconditionnelle du Transfert canadien en matière de santé (TCS), qui est passé de 22 à 35 %, et il a talonné le gouvernement sur les questions relatives à la protection de la langue française, au Québec et au sein des institutions fédérales. Toutefois, ces efforts ne se sont pas traduits par un élan significatif au moment d'entrer en campagne électorale.

Bien que le Bloc soit bien positionné pour conserver la plupart de ses sièges (le parti pourrait même en obtenir quelques-uns de plus), il est probable que son plafond ait déjà été atteint. En effet, le gouvernement provincial, dirigé par la Coalition avenir Québec (CAQ), a prouvé que l'on pouvait défendre les intérêts du Québec sans promouvoir son indépendance. Bien que le Bloc ait affirmé sa proximité idéologique avec la CAQ, le parti sait que le premier ministre Legault se méfie de la résurrection d'un mouvement souverainiste qui stagne actuellement.

Le Bloc aura essentiellement deux objectifs :

Éviter une majorité

La pertinence et l'influence du Bloc sont plus évidentes dans le cadre d'un gouvernement minoritaire.

Gagner des sièges supplémentaires, particulièrement dans la région de Québec

Le Bloc sent le faible dynamisme du Parti conservateur au Québec et voudra en profiter.

Les forces du Bloc québécois

  • L’attachement des Québécois pour leur province : la plupart des Québécois sont plus attachés à leur province qu'au Canada. Ainsi, même les électeurs non souverainistes sont susceptibles de voter pour un parti qui a une approche exclusivement axée sur le Québec.
  • Yves-François Blanchet : il est plein d'esprit, charismatique et il est très apprécié des médias.

Les défis du Bloc québécois

  • L’essoufflement du mouvement souverainiste au Québec : le soutien en faveur de l'indépendance du Québec a diminué au cours de la dernière décennie, et se situe maintenant à moins de 30%. Cela constitue un obstacle pour le Bloc dès le départ.
  • Yves-François Blanchet : le destin du Bloc québécois est intimement lié à celui de son chef qui éclipse le reste de son caucus. Son tempérament explosif peut parfois être rebutant pour certains électeurs. Il a également dû faire face à des allégations liées à son ancienne carrière de gérant dans l'industrie musicale : il est devenu une cible qui peut, à elle seule, nuire au succès de son parti.
  • L’examen minutieux des candidats : au cours des dernières campagnes, plusieurs candidats du Bloc ont été écartés après que leur passé ait été déterré.

L’impondérable pour le Bloc québécois

  • Le tempérament d'Yves-François Blanchet : peut-il réussir à reconquérir les électeurs québécois et à obtenir leur confiance pour talonner les libéraux? Et comment peut-il combler un vide que Justin Trudeau ou François Legault ne parviennent pas déjà à combler pour le Québec?

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——— Tiéoulé Traoré était directeur, Relations gouvernementales au Cabinet de relations publiques NATIONAL

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