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Assurer un environnement sportif sécuritaire et sans abus pour les athlètes

Tout athlète évoluant au sein d’une fédération sportive devrait pouvoir pratiquer son sport en toute sécurité, sans craindre les abus.

Bien que cela puisse sembler évident, de nombreuses histoires d’athlètes ayant été victimes d’abus ont fait irruption dans les médias en 2018. Un sujet pour le moins délicat – mais surtout extrêmement préoccupant.

L’organisme B2dix soutenait depuis plusieurs mois des skieuses ayant subi les abus physiques et psychologiques de leur ex-entraîneur lorsqu’elles évoluaient au sein de l’équipe canadienne de ski alpin. Il fallait éveiller la conscience de la population et des gouvernements pour provoquer un changement drastique et immédiat, afin d’éviter que de telles histoires se reproduisent.

Mandat

B2dix a communiqué avec NATIONAL pour discuter de son désir de rendre l’environnement sportif sécuritaire pour tous les athlètes qui évoluent au sein d’une fédération sportive.

Le mandat confié à NATIONAL était de développer une campagne médiatique suffisamment percutante pour forcer des prises de décision immédiates de la part des dirigeants politiques, et les convaincre d’obliger toute fédération à mettre en place un programme de protection pour les athlètes comme critère d’éligibilité pour obtenir un financement.

Pour y arriver, nous savions que nous pourrions compter sur la collaboration de quatre victimes ayant accepté de devenir les porte-étendards de la cause. Toutefois, compte tenu de la sensibilité du sujet, il fallait utiliser ces témoignages avec respect et délicatesse.

Exécution

Pour nous assurer que la voix de ces femmes résonne jusqu’aux gouvernements, nous avons planifié diverses initiatives tactiques, tant dans les médias traditionnels que sociaux.

Nous avons d’abord décidé d’organiser une conférence de presse, préparée dans les moindres détails, à laquelle les médias francophones et anglophones du pays ont été invités. Les médias ont pu y entendre les témoignages des quatre skieuses, mais, surtout, être témoins de leur désir de contribuer à la protection des athlètes.

Au préalable, nous avons offert une formation en relations médias aux athlètes porte-paroles, puis les avons accompagnées à chacune des entrevues après la conférence de presse. Nous avons également mobilisé des personnalités des milieux sportif, artistique et des affaires et les avons soutenues dans la rédaction de lettres ouvertes.

Sur le Web, nous avons lancé les mots-clics #sportsansabus et #abusefreesport afin d’amplifier la portée du message sur les médias sociaux, et avons effectué une veille stratégique tout au long de la campagne.

En parallèle, nos experts en relations gouvernementales ont multiplié les appels et utilisé la force de leur réseau pour aider B2dix à obtenir des rencontres avec les décideurs.

Retombées

La campagne a mené à une mobilisation massive et instantanée. En un rien de temps, les médias ont fait cause commune pour dénoncer haut et fort le sort subi par ces femmes, dans le respect des personnes concernées. Quelque 70 entrevues ont été accordées par les athlètes dans les médias, et des milliers de publications associés aux mots-clics #sportsansabus et #abusefreesport ont été répertoriées sur les réseaux sociaux.

En moins d’une semaine, le gouvernement du Québec a déposé une motion à l’Assemblée nationale pour obliger les fédérations sportives à mettre en place un programme de protection des athlètes comme condition à l’octroi de subventions. La motion fut adoptée à l’unanimité par tous les partis politiques.

Une semaine plus tard, le gouvernement fédéral emboîtait le pas en annonçant des mesures sévères pour éliminer toute forme d’abus dans le sport.