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Campagne électorale Québec 2026 : les entreprises doivent-elles prendre la parole?

Campagne électorale Québec 2026 : les entreprises doivent-elles prendre la parole?

Une campagne électorale peut amener les entreprises et les organisations à réagir à des engagements qui touchent directement leurs activités, leurs employés, leurs membres ou leur secteur.

Prendre la parole peut permettre de défendre un intérêt, de corriger une information ou de faire avancer une solution, mais aussi exposer l’organisation à des risques politiques et réputationnels. À l’inverse, ne pas intervenir peut éviter d’amplifier un enjeu, mais aussi laisser une proposition dommageable s’installer sans réponse. Dans tous les cas, vous devez faire attention aux règles du Directeur général des élections si vous envisagez de prendre la parole.

La question est donc simple : quand est-il préférable de prendre la parole, d’intervenir en privé ou de ne pas intervenir?

Prendre la parole ou non : une décision stratégique

Il n’existe pas de réponse qui s’applique à toutes les situations. Une organisation a généralement trois possibilités : prendre la parole publiquement, intervenir directement auprès des acteurs politiques concernés ou choisir de ne pas intervenir.

Même lorsqu’un enjeu touche directement une organisation, une sortie publique n’est pas nécessairement la meilleure option. Une démarche auprès des formations politiques, des candidats, d’une association sectorielle ou d’autres parties prenantes peut parfois être plus efficace et comporter moins de risques.

Dans d’autres situations, ne pas intervenir peut être le meilleur choix, notamment lorsque l’enjeu touche peu l’organisation ou lorsque les risques d’une sortie publique sont plus importants que les bénéfices attendus.

Quand une organisation devrait-elle envisager de prendre la parole?

  • Impact direct et important : une annonce touche concrètement les opérations, la main-d’œuvre, les clients, les membres, la mission ou la capacité d’offrir des services. Même dans ce cas, la prise de parole publique n’est pas automatique.
  • Enjeu au cœur de la mission : un sujet directement lié aux responsabilités ou à l’expertise de l’organisation prend de l’importance dans la campagne et concerne clairement ses parties prenantes.
  • Valeur ajoutée crédible : l’organisation dispose de données, d’exemples ou d’une expertise terrain qui lui permet d’apporter un éclairage utile, de documenter l’enjeu ou de proposer une solution concrète.
  • Utilité publique claire : une intervention peut corriger une information, clarifier une conséquence, rassurer des parties prenantes ou rappeler une solution déjà défendue.

Possibilité d’une démarche collective : lorsque l’enjeu est sectoriel, une voix portée par une association ou un regroupement peut parfois être plus efficace qu’une intervention individuelle.

Quand privilégier le silence ou une démarche privée?

  • L’enjeu nous touche peu ou indirectement : si le lien avec l’organisation est difficile à établir, une prise de parole publique risque d’être peu crédible ou peu utile.
  • Nous réagissons surtout à la pression du moment : l’urgence médiatique ou politique ne devrait pas dicter une prise de parole sans objectif clair.
  • Notre intervention risque d’être perçue comme partisane : si le message peut être interprété comme un appui ou une attaque envers une formation politique, une autre approche peut être préférable.
  • Une démarche privée peut être plus efficace : des échanges directs avec les formations politiques, les candidats ou d’autres parties prenantes peuvent parfois mieux servir l’objectif recherché.
  • Nous ne sommes pas prêts à prendre la parole : sans faits solides, alignement interne, porte-parole préparé ou capacité à gérer les réactions, mieux vaut éviter une sortie précipitée.

Se préparer avant d’avoir à réagir

Une organisation n’a pas à réagir à chaque annonce politique. Mieux vaut déterminer à l’avance les enjeux qui pourraient justifier une intervention et les critères qui guideront la décision.

Lorsqu’un enjeu survient, la première question ne devrait pas être « Que devons-nous dire? », mais « Devons-nous intervenir et, si oui, comment? »

NATIONAL peut aider les organisations à répondre à cette question en évaluant le contexte politique, les risques et les réactions possibles, puis en déterminant la meilleure façon d’intervenir.

Regardez la courte entrevue animée par Gabrielle Proulx ici.