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While we foresee brighter days on the social and economic fronts with the gradual easing of pandemic restrictions, some sectors of activity may take longer to get back to normal. This is the case for many businesses that are facing a serious labour shortage, which puts them at risk of missing out on emerging business opportunities.

Here are some points to consider regarding your upcoming corporate communications.

(The article is in French.)

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Alors que nous entrevoyons des jours meilleurs sur les plans social et économique avec l’assouplissement progressif des mesures sanitaires, certains secteurs d’activité pourraient mettre plus de temps à retrouver une certaine normalité. C’est le cas de plusieurs entreprises qui souffrent toujours d’un sérieux manque de main-d’œuvre, ce qui les place à risque de rater des occasions d’affaires qui pointent déjà.

En situation de changement, les organisations ont tendance à sous-communiquer. L’expérience nous montre qu’elles communiquent moins qu’elles le devraient et qu’elles prennent souvent pour acquis que tous comprennent leurs messages du premier coup et de la même façon. La réalité est tout autre. Au cours de l’année 2020 marquée par la pandémie mondiale, plusieurs groupes se sont efforcés de fournir de l’information pertinente à leurs employés sur une base continue. Les employeurs, contrairement à leurs habitudes en matière de gestion du changement, ont communiqué abondamment, appuyés par la communauté journalistique nationale et internationale. Tant et si bien que tout le monde avait conscience de l’information émanant des organisations de santé publique. Ne restait qu’à combler le vide avec les questions de logistique propres aux lieux physiques des organisations.

Cette situation si singulière a fait évoluer rapidement les us et coutumes en matière de communications :

  • les employés sont hyper informés;
  • ils savent que le monde ne sera plus comme avant – alors que la pandémie semble tirer à sa fin dans certains pays (aux États-Unis, par exemple), d’autres (notons l’Inde) sont plongés dans une crise humanitaire qui pourrait même dépasser l’ampleur de ce que nous avons vécu partout ailleurs; et
  • les rencontres informelles avec les employés (et entre employés) sont plus rares car, depuis la pandémie, les échanges d’information se font pour beaucoup dans le cadre de « rendez-vous » virtuels programmés d’avance.

Les entreprises ne peuvent se limiter à communiquer des « instructions » par rapport au retour sur les lieux de travail. Elles doivent plutôt chercher à cerner quels sont leurs nouveaux besoins et ceux de leurs employés au sortir de la pandémie. Elles doivent notamment déterminer les attentes de leurs employés par rapport à l’employeur dans un contexte où leurs aspirations sont différentes (à l’égard de la conciliation travail-famille ou du télétravail, par exemple). Il ne s’agira plus de simplement communiquer des décisions de la direction – souvent prises sans consultation – vers le bas de la pyramide, mais plutôt de chercher à comprendre les attentes et aspirations de ceux et celles qui recevront les communications relatives à la rentrée avant même de formuler les contenus à transmettre.

Voilà un défi de taille; les organisations devront faire preuve d’agilité et de flexibilité pour communiquer efficacement dans un monde où les destinataires sont maintenant hautement informés, parfois même jusqu’au point de saturation. Voici quelques pistes de réflexion, tant sur le fond que sur la forme, des communications d’entreprise à venir :

Retour aux valeurs fondamentales

Les communications devront être fondées sur les valeurs profondes de l’organisation. Les employés doivent pouvoir s’identifier à des valeurs réelles, senties, qui s’inscrivent comme autant de repères que l’on ne doit pas perdre de vue lorsque l’organisation traverse une tempête.

Les communications doivent se faire sous le signe de l’ouverture. Communiquer ne signifie pas décréter. C’est un processus bidirectionnel qui implique un échange devant mener à une compréhension mutuelle. Les organisations qui tireront leur épingle du jeu seront celles qui communiqueront de façon transparente et qui sauront s’adapter.

Les employés exigeront de plus en plus d’être consultés et témoigneront très peu d’égards face aux organisations qui se montreront peu flexibles.

On fait quoi? Un autre sondage?

Les employés valoriseront les organisations qui iront à leur découverte et qui s’intéresseront véritablement aux individus. N’oublions pas qu’en période de pénurie de talent, les employés ont maintenant le choix parmi plusieurs employeurs qui les courtisent. Le contact humain assorti d’une véritable interaction sera toujours plus apprécié qu’un questionnaire…

Les organisations qui sauront aussi faire preuve de rigueur seront respectées. De plus, il est important de mettre en pratique ce que l’on prône. Énoncer de grands principes ne suffira plus.

Alors que nous devrons encore porter le masque dans certaines situations au sens propre, il faudra que les employeurs le laissent tomber au sens figuré pour redécouvrir leurs employés. Le célèbre auteur Samuel Pisar, proche conseiller du président américain John F. Kennedy, avait compris dès les années 60 l’importance de la ressource humaine quand il écrivait : « La vraie richesse d’une nation réside plus dans le potentiel – si mal, si peu exploré – de ses hommes et de ses femmes, que dans les ressources matérielles dont elle a hérité. »

Les organisations qui réussiront à pleinement profiter du nouvel ordre qui se dessine seront celles qui sauront s’intéresser de façon authentique à leurs équipes à travers une communication transparente, ouverte et participative.

N’hésitez pas à contacter nos experts en communication corporative et en engagement des employés qui peuvent vous aider à communiquer auprès de vos publics externes et internes dans le cadre de la relance économique et de la reprise des activités sociales.