Dans les médias

Explorer les variables de la campagne électorale

Publié le 13 août 2015

Luc Ouellet


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    (Crédit photo: Shutterstock/bahri altay)

Qu’il s’agisse du déclenchement hâtif de la campagne, des défis respectifs des partis, des enjeux importants ou de multiples autres variables, la campagne électorale fédérale actuelle est certainement complexe. Mercredi après-midi, Luc Ouellet, associé directeur de notre bureau de Québec, s’est entretenu avec Gilles Parent de la station CJMF (FM 93,3) pour en explorer toutes les nuances.

Au sujet du déclenchement hâtif des élections, notre collègue est d’avis que les Conservateurs ont pris la bonne décision. « S’ils ne les avaient pas déclenchées si tôt, les conservateurs n’auraient pas pu faire d’annonces sans risquer de se faire accuser d’opportunisme politique, affirme Luc. De plus, lorsqu’on juge qu’on a la meilleure équipe, une longue période de campagne est favorable et permet de se reprendre en cas d’erreurs en cours de route. » Cela dit, c’est surtout à partir de la mi-septembre que l’intérêt et l’intensité augmenteront de façon considérable.

En matière de nouveauté, notre collègue est catégorique : l’usure du pouvoir doit absolument être accompagnée d’une réelle volonté de changement. « Sans la combinaison de ces deux éléments, rien ne changera, peu importe depuis combien de temps un parti est au pouvoir, » a précisé Luc.

Chose certaine, si chaque parti essaie d’orienter la discussion, l’enjeu déterminant de la campagne, qu’on appelle en anglais la fameuse « ballot question », n’est toutefois pas encore clair. Selon Luc, on fera plutôt face à une élection des valeurs des gens, qui choisiront le parti qui les aura rejoints le plus durant la campagne.

Le pouls du Québec selon notre expert

Dans la Belle Province, la campagne risque d’être un peu plus difficile pour le NPD, qui, de l’avis de Luc, ne peut que perdre des sièges suite à la vague orange de 2011. À l’inverse, les Conservateurs ne pourront qu’en gagner. En allant chercher des candidats-vedettes comme Gérard Deltell, le parti de Stephen Harper a d’ailleurs frappé un bon coup. Du côté libéral, Luc croit que la plus grande erreur de Justin Trudeau réside dans son échec à construire une équipe de joueurs très forts. Cela dit, les attentes étant tellement faibles au Québec qu'une bonne performance du chef pourrait se révéler intéressante.

À l’heure actuelle, et même s’il croit que les Conservateurs ont jusqu’à maintenant réussi à contrôler l’agenda, Luc Ouellet avoue qu’il est très difficile de prédire le résultat du vote du 19 octobre. Il est par ailleurs convaincu que la couleur du vote en Ontario et la performance du NPD au Québec seront sans équivoque les deux variables les plus déterminantes de cette élection fédérale.

Cliquez ici pour écouter l’analyse complète de Luc. 


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